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Géopoli­tique et développe­ment durable

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UNLOGO november6Ban Ki-​Moon invite les Etats par­ties à faire part de leurs avis au sujet de la con­vo­ca­tion de la Troisième Con­férence au plus tard le 1er Mai 2013 à l’adresse suiv­ante:
Bureau des Affaires de Désarme­ment
Office des Nations Unies, Genève.

Le 27 jan­vier 2014, le Secré­taire Général informe que le nom­bre de réponses pos­i­tives reçues à la suite de cette note ver­bale a été inférieur au nom­bre min­i­mum néces­saire. Par con­séquent, les con­di­tions prévues au para­graphe 3 de l’article VIII de la Con­ven­tion pour la con­vo­ca­tion de la prochaine con­férence ne sont pas remplies.

La pre­mière con­férence des Par­ties chargée de l’examen de la Con­ven­tion s’est tenue en sep­tem­bre 1984 à Genève. Mais que s’est-il passé depuis ? Qui voudrait ne plus en enten­dre par­ler ? Con­for­mé­ment aux arti­cles, le déposi­taire est censé con­vo­quer 5 ans après l’entrée en vigueur de la Con­ven­tion, une con­férence des Etats par­ties à la Con­ven­tion pour exam­iner le fonc­tion­nement de celle-​ci, en vue de s’assurer que ses objec­tifs et ses dis­po­si­tions sont en voie de réal­i­sa­tion. La Con­férence exam­ine (alors) en par­ti­c­ulier l’efficacité des dis­po­si­tions du para­graphe 1 de l’article 1 pour élim­iner les dan­gers d’une util­i­sa­tion des tech­niques de mod­i­fi­ca­tion de l’envi­ron­nement à des fins mil­i­taires ou toute autres fins hostiles.

La deux­ième con­férence s’est tenue en sep­tem­bre 1992 à Genève. Elle n’a pas jugé oppor­tun de mod­i­fier la Con­ven­tion de 1978, mais elle a recom­mandé d’incorporer dans les manuels mil­i­taires des instruc­tions rel­a­tives au droit inter­na­tional applic­a­ble à l’environnement en péri­ode de con­flit armé.

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gafaLes autoroutes de l’Internet sont-​elles pavées de bonnes inten­tions ? A force de cli­quer sur son Iphone, pian­oter un like sur Face­book, down­loader des films sur ses écrans, bal­ancer des images sur les réseaux soci­aux, ou recourir tout sim­ple­ment à un moteur de recherche pour voir ce qui se trame pour la grande messe au Bour­get en décem­bre, le com­mun des mor­tels et inter­nautes est en train de con­tribuer au dérè­gle­ment cli­ma­tique. Pire : il fait par­tie et à son insu des enne­mis de ceux et celles qui s’évertuent à faire de la COP21 une suc­cess story. Google, qui se présente comme la tech­nolo­gie au ser­vice des grandes causes et qui assure 2 mil­liards de recherche pas minute, s’en frotte les mains.
Le cal­cul des bits n’est pas du ressort de tous, certes, mais en matière de pol­lu­tion atmo­sphérique, le secteur Inter­net mérite un car­ton rouge. Les accusés ? La Bande des Qua­tre , les prin­ci­paux arti­sans du Big Data. Ils sont bien iden­ti­fiés. Ce sont les GAFA, acronymes de Google, (You Tube com­pris), Apple, Face Book et Ama­zone. Qua­tre géants – avec un chiffre d’affaires proche de celui du PIB de la Norvège – qui domi­nent le marché. Qua­tre fleu­rons de la toile, et made in the USA . Leurs accoin­tances avec la NSA – que Julian Assange a bien cap­tés – ont de quoi nous les ren­dre sus­pects. Mais en nous offrant 90% des ser­vices de l’Internet, leur con­som­ma­tion numérique (qui est aussi la nôtre) fait exploser notre frag­ile planète sur le plan énergétique.

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FAUCONLe doc­u­ment de base des négo­ci­a­tions pour le cli­mat à Paris fin novem­bre (surnommé outil des négociations)ne manque pas de mots : 32.731 si on veut être pré­cis. Pour­tant, un terme n’y fig­ure jamais, celui d’activité mil­i­taire. Cette omis­sion est plutôt étrange dans la mesure où l’armée des Etats-​Unis est, à elle seule, la plus grande con­som­ma­trice de pét­role de la planète et a été le prin­ci­pal moteur du secteur pétrolier mon­dial depuis des décen­nies.
Pourquoi les activ­ités mil­i­taires ont-​elles dis­paru des reg­istres de comptes des émis­sions carbone ?

Ceci remonte aux négo­ci­a­tions du Pro­to­cole de Kyoto en 1997. Sous la pres­sion des fau­cons de la poli­tique étrangère, opposés à toute restric­tion poten­tielle de la puis­sance mil­i­taire, l’équipe de négo­ci­a­teurs est par­v­enue à s’assurer que les activ­ités mil­i­taires seraient exemptes des exi­gences en matière de réduc­tion des émis­sions. Que les Etats-​Unis n’aient finale­ment pas rat­i­fié le Pro­to­cole de Kyoto n’y change rien : cette exemp­tion est val­able pour tout Etat sig­nataire. Aujourd’hui encore, le rap­port que les Etats doivent soumet­tre à l’ONU con­cer­nant leurs pro­pres émis­sions exclut tout litre de car­bu­rant acheté et/​ou util­isé dans des inter­ven­tions extérieures.

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robinet okLa plus grande con­férence diplo­ma­tique jamais réu­nie en France depuis la sig­na­ture de la Déc­la­ra­tion uni­verselle des droits de l’Homme à Paris en 1948, pour laque­lle les Français ont déboursé 170 mil­lions d’euros, devrait se tenir au Bour­get ( à moins que …). Ce sera alors l’occasion de se rap­peler que le site qui accueille d’ordinaire le Salon aéro­nau­tique, Euron­aval, Milipol ou Eurosatory, est sans doute appro­prié pour traiter des enjeux de guerre et de paix. Signes de temps : les con­férences sur les enjeux cli­ma­tiques vont de plus en plus ressem­bler aux con­férences sur le désarmement.

Reste à savoir si cette échéance de décem­bre 2015 per­me­t­tra de relancer l’unique Con­ven­tion (ENMOD) qui inter­dit de procéder à des mod­i­fi­ca­tions envi­ron­nemen­tales à des fins de guerre ; une con­ven­tion entrée en vigueur dès 1978 et que la France, pays hôte de COP21 n’a tou­jours pas signé…

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BLACK MORTIMER METEORES

À la veille de la COP21, qui se tient sur le site de Paris-​Le Bour­get, cette célébra­tion du 6 novem­bre est une belle occa­sion d’évoquer ce dont COP 21 ne par­lera juste­ment pas : l’impact des forces armées sur le change­ment cli­ma­tique, en temps de paix comme en temps de guerre.

L’objectif de cet arti­cle n’est pas de démon­trer pourquoi la mil­i­tari­sa­tion galopante de notre planète est une cause majeure de la détéri­o­ra­tion de nos écosys­tèmes. Ni de rap­peler cette évi­dence que la guerre exerce une action intrin­sèque­ment destruc­trice sur l’environnement. Pas plus que de nous inter­roger sur les raisons de la non-​prise en compte de l’empreinte écologique des activ­ités mil­i­taires (sur le sujet, une lec­ture s’impose, celle de Ben Cramer ‘ Guerre et paix … et écolo­gie ’ pré­facé par Alain Joxe, édi­tions Yves Michel, 2014).

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