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Géopolitique et développement durable

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warningclimateFormer Vice President Al Gore, Senator Lamar Alexander and the environmentalist Lester Brown have all been calling for national “mobilization” to fight climate change for more than a decade. Two years later, Bill McKibben wrote an article arguing that climate change was actually world War III and that the only way to keep from losing this war would be “to mobilize on the same scale as we did for the last world war.”
Yet much of this rhetoric involves little or no understanding of what national mobilization actually meant for Americans living through World War II. As a result, the sacrifices and struggles of the 1940s have begun to seem like a romantic story of collective heroïsm, when they were in fact a time of rage, fear, grief and social disorder.
We are underestimating both the deep national trauma of World War II and our present challenge.When people who have never personally experienced war and have little historical sense of what it was like to live through World War II talk about a “war for the climate” or demand a “World War II-scale mobilization,” they are reaching for old-fashioned costumes in which to dress contemporary problems. But the global challenge we face today in climate change differs from what the United States faced in World War II in several key ways.
First, climate change is not a war.
bahamas hurricane dorianThere is no clear enemy to mobilize against, and thus no way to ignite the kind of hatred that moved Americans against Japan during World War II. No clear enemy also means no clear victory. It was easy to tell when World War II was over: The Americans, British and Russians had killed enough Germans and Japanese that Axis leaders surrendered. How would we know when the “war on climate change” ends?
Second, as opposed to World War II, when national mobilization meant a flood of government money that truly did lift all boats, the transformations required to address climate change would have real economic losers. Many major players in industry, tech, energy, and government have little incentive to go along with climate mobilization, since it would undermine their profit and power.
Third, mobilization during World War II was a national mobilization against foreign enemies, while what’s required today is a global mobilization against an international economic system: carbon-fueled capitalism. It took President Franklin D. Roosevelt years of political groundwork and a foreign attack to get the United States into World War II. What kind of work over how many years would it take to unify and mobilize the entire industrialized world — against itself?
(…)
The problem of climate change is bigger than the New Deal. It’s bigger than the Great Depression. It’s bigger than war. The problem of climate change is the problem of how and whether human beings can live together sustainably on this planet.
Roy Scranton
Assistant professor of English at Notre Dame, the author of “Learning to Die in the Anthropocene,” the novel “I Heart Oklahoma!” and “Total Mobilization: World War II and American Literature.”

abri nucleaire milwaukee 1958En 1957, le Committee for a Sane Nuclear Policy (SANE) met la pression pour que soient abandonnés les essais nucléaires (menés alors par les Etats-Unis, l'URSS et le Royaume-Uni). Parmi les supporters de cette démarche, Norman Cousins, fondateur de ‘Peace Action’. Il séjourna plusieurs fois à Lambaréné pour décider le lauréat Albert Schweizer à prendre position, ce qu’il va faire le 23 avril 1957. Il lance sur les ondes de Radio Oslo un Appel à l’opinion publique. Dans cet appel en faveur d’un arrêt des essais nucléaires, A. Schweitzer explique les dangers à la fois pour l'environnement et la santé.
Aux Etats-Unis, parmi les supporters de SANE, se retrouvent de nombreuses femmes dont celles qui ont mis sur pied la WSP, la Women Strike for Peace. Le 1er novembre 1961, près de 50.000 d'entre elles défilent dans 60 villes des États-Unis pour manifester contre les armes nucléaires et les radiations sous le slogan ‘End the Arms Race not the Human Race’. Il s'agit de la plus grande manifestation nationale pour la paix des femmes au cours du XXè siècle.
ONE PLANET ONE FUTUREEn 1962, les membres de l'avant-garde de Women Strike for Peace rencontrent Gertrud Baer, alors secrétaire de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (WILPF) à la Conférence des dix-sept nations sur le désarmement. Le groupe s'allie avec quatre organisations de femmes pour la paix : outre la WILPF, Women's Peace Society (WPS), fondée en 1919 par Fanny Garrison Villard, fille de l'abolitionniste William Lloyd Garrison, Women's Peace Society Peace Union (WPU), et le National Committee of the Causes and Cure of War (NCCCW). 

Lire la suite : Les armes nucléaires, un enjeu féministe 

WILLY BRANDTLe développement et la paix sont d’une telle importance internationale que, sans émotions exagérées, l’on peut dire sans aucun doute que – surtout si l’écologie est également prise en compte – le sort de notre planète et celui de l’humanité sont en jeu, à moins que des solutions adéquates ne soient trouvées à temps pour contrecarrer ces interdépendances fatidiques; J'utilise le terme "interdépendances non reconnues" parce que, dans les analyses scientifiques et dans la pratique politique, les "réflexions" réciproques sont souvent méconnues, et ce dans un double sens. D'un côté, ces interrelations sont immédiatement évidentes dans les pays du Sud ; de l'autre, les désastres dans le Sud ont un impact immédiat sur les pays du Nord. 

Il était logique que les rapports remis par la Commission Brandt de 1980, la Commission Palme (1983) et la Commission Brundtland (1987) partent de l'idée de la responsabilité commune pour toute notre planète et qu'ils attachent aussi de l'importance à l'idée de l'interdépendance - mais avec un accent varié. Les "Intérêts communs", la "Sécurité commune"et le "Futur commun" devraient exiger qu'un terme soit mis à la confrontation sans compromis dans le monde, de sorte que l'on ait toujours la chance non seulement d'exister l'un à côté de l'autre, mais de co-exister en harmonie. Aucun des principaux problèmes qui existe entre les nations industrialisées et les pays en voie de développement ne peut être éliminé de manière efficace par l'intermédiaire de la confrontation.

Lire la suite : Une ‘Morale de survie’ dixit Willy Brandt

00 dmz documentary film festival

 

Un tank qui a été utilisé pour le film Taegukgi Hwinallimyo, sorti en 2004, a été entièrement décoré par l'artiste multimédia coréen, Lee Yong-baek. Le public a pu voir le blindé lors du défilé pour la paix, intitulé "Angel Soldier and Flower Tank" dans le cadre de la 4ème édition du Festival International du Film Documentaire de la DMZ

Qu'y a-t-il de commun entre la forêt de Fontainebleau ou le mont Ventoux ? Ou le Parc national des Cévennes ? Ce sont des réserves de la biosphère, tout simplement. Ces réserves, la planète en compte 580 réparties dans 114 pays, dont 9 réserves transfrontalières. Et pourquoi ne pas en rajouter une autre, sur cet espace hautement symbolique, la zone dite 'démilitarisée' ou DMZ qui sépare artificiellement les deux Corée ?

Cet univers qui respire (encore !) la guerre froide, est caractérisé par 248 kms de clôtures, barbelés et miradors d'où les frères ennemis s'observent 24 heures sur 24 depuis 60 ans. Difficile de faire de ce décor une attraction touristique. Et pourtant. Cherchons à transposer : la base de sous-marins nucléaires d'Ile Longue est bien installée sur le parc naturel d'Armorique. En France toujours, 50.000 hectares de terrains militaires sont labellisés ' Natura 2000' et le Ministre de la Défense dans son rapport sur le développement durable s'en félicite. Alors pourquoi s'étonner que sur le 38ème parallèle, ce no-man's land parsemé d'un million de mines soit aussi une réserve de la biodiversité? Pourquoi ne pas labelliser cet espace unique alors que c'est un modèle de réserve naturelle où tout citoyen pourrait côtoyer 70 types de mammifères dont l'ours noir et le tigre , admirer 300 espèces d'oiseaux dont les hérons et grues blanches ainsi que 3000 variétés de plantes ?!

La DMZ, parc de paix ?

La DMZ n'est toujours pas inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Lire la suite : La DMZ bientôt au patrimoine de l'UNESCO ?

conflits verts

En 1992, le GRIP faisait paraître ‘Les Conflits Verts – La dégradation de l’environnement, source de tensions majeures’.
Bien qu’il n’ait aucune prétention particulière, ce livre va marquer les esprits et influencer tous ceux et celles qui se rendent compte alors de l’utilité de se mobiliser en faveur d’une certaine écologie, bien avant que ne se développe un verdissement de la peace research, avant même que la notion de sécurité environnementale ait reçu ses lettres de noblesse, avant que le PNUD ne fasse apparaître le concept de sécurité humaine dans son rapport sur le Développement Humain ; dix ans avant que ne soit prononcée la fameuse phrase de Jacques Chirac ‘La maison brûle et nous regardons ailleurs’ ; une image qui lui a été soufflée par Nicolas Hulot et/ou Jean-Paul Deléage pour le sommet du Développement Durable à Johannesburg. 

 


Au sommaire
1. Les conflits pour les ressources
Amérique centrale, une terre tant convoitée - Stéphane Rillaerts
Le pétrole, un enjeu écostratégique - Eric Remacle
2. l'environnement malmené
La détérioration de l'environnement : à qui la faute ? - Marc Schmitz
Les surexploitations des ressources naturelles - René Dumont
3. Les conflits verts
L'eau au Proche-Orient : une situation explosive - Jean-Paul Collette
Pollution en Méditerranée : le Nord contre le Sud ? - Bernard Ravenel
Ex-URSS : une nouvelle "zone des tempêtes" - Jean-Marie Chauvier
L'exploitation de l'Amazonie, source de nouveaux conflits - Jean-Marie Fardeau
L'environnement, victime des réfugiés, les réfugiés, victimes de l'environnement - Colette Braeckman
4. Les militaires et l'environnement
La manipulation de l'environnement à des fins militaires - Arthur Westing, président de la Westing Associates in Environment, Security and Education, auteur (aussi) de Global Resources and International Conflict, SIPRI ;
Environnement et Guerre du Golfe : l'heure du bilan - Jean-Pascal van Ypersele de Strihou, climatologue à l’institut d’Astronomie et de géophysique G. Lemaître, Université Catholique de Louvain-la-Neuve ; 
5. Quels remèdes ? Quelles perspectives ?
La montée des Verts - Jean-Paul Marthoz ; 
Réchauffement du climat : quels remèdes et quelles stratégies ? - André Berger, professeur en sciences de l’atmosphère à l’université catholique de Louvain-la-Neuve ; président de la commission internationale du climat ; 
Pour éco-sécurité commune et globale - Eric Remacle
Prévenir les conflits verts grâce à une réelle politique de développement - Eric Remacle, Walter Leal Filho, Alain Daems
Les Sandinistes et la réforme agraire - Jaime Wheelock Roman
Déforestation, dette et explosion démographique - René Dumont
Sauver l'environnement oui, mais d'abord des rapports Nord/Sud plus justes - Kofi Anwoonor
Ex-URSS : du communisme fictif au capitalisme réel - Jean-Marie Chauvier
Conflits de l'environnement et droit international - Olivier Paye
Le goulag du guiligili - Jacques-Yves Cousteau
Les Nations unies face au défi démographique - Mohammed Mazouz

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