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Géopolitique et développement durable

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Sécurité écologique

gafaLes autoroutes de l’Internet sont-elles pavées de bonnes intentions ? A force de cliquer sur son Iphone, pianoter un like sur Facebook, downloader des films sur ses écrans, balancer des images sur les réseaux sociaux, ou recourir tout simplement à un moteur de recherche pour voir ce qui se trame pour la grande messe au Bourget en décembre, le commun des mortels et internautes est en train de contribuer au dérèglement climatique. Pire : il fait partie et à son insu des ennemis de ceux et celles qui s’évertuent à faire de la COP21 une success story. Google, qui se présente comme la technologie au service des grandes causes et qui assure 2 milliards de recherche pas minute, s’en frotte les mains.
Le calcul des bits n’est pas du ressort de tous, certes, mais en matière de pollution atmosphérique, le secteur Internet mérite un carton rouge. Les accusés ? La Bande des Quatre , les principaux artisans du Big Data. Ils sont bien identifiés. Ce sont les GAFA, acronymes de Google, (You Tube compris), Apple, Face Book et Amazone. Quatre géants – avec un chiffre d’affaires proche de celui du PIB de la Norvège – qui dominent le marché. Quatre fleurons de la toile, et made in the USA . Leurs accointances avec la NSA – que Julian Assange a bien captés – ont de quoi nous les rendre suspects. Mais en nous offrant 90% des services de l’Internet, leur consommation numérique (qui est aussi la nôtre) fait exploser notre fragile planète sur le plan énergétique.

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ENROUTE pour COP21Le document de base des négociations pour le climat à Paris fin novembre (surnommé outil des négociations) ne manque pas de mots : 32.731 si on veut être précis. Pourtant, un terme n’y figure jamais, celui d’activité militaire. Cette omission est plutôt étrange dans la mesure où l’armée des Etats-Unis est, à elle seule, la plus grande consommatrice de pétrole de la planète et a été le principal moteur du secteur pétrolier mondial depuis des décennies.
Pourquoi les activités militaires ont-elles disparu des registres de comptes des émissions carbone ? Ceci remonte aux négociations du Protocole de Kyoto en 1997.

Sous la pression des faucons de la politique étrangère, opposés à toute restriction potentielle de la puissance militaire, l’équipe de négociateurs est parvenue à s’assurer que les activités militaires seraient exemptes des exigences en matière de réduction des émissions. Que les Etats-Unis n’aient finalement pas ratifié le Protocole de Kyoto n’y change rien : cette exemption est valable pour tout Etat signataire. Aujourd’hui encore, le rapport que les Etats doivent soumettre à l’ONU concernant leurs propres émissions exclut tout litre de carburant acheté et/ou utilisé dans des interventions extérieures.

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robinet okLa plus grande conférence diplomatique jamais réunie en France depuis la signature de la Déclaration universelle des droits de l'Homme à Paris en 1948, pour laquelle les Français ont déboursé 170 millions d'euros, devrait se tenir au Bourget ( à moins que ...). Ce sera alors l'occasion de se rappeler que le site qui accueille d’ordinaire le Salon aéronautique, Euronaval, Milipol ou Eurosatory, est sans doute approprié pour traiter des enjeux de guerre et de paix. Signes de temps : les conférences sur les enjeux climatiques vont de plus en plus ressembler aux conférences sur le désarmement.

 

 

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BLACK MORTIMER METEORES

À la veille de la COP21, qui se tient sur le site de Paris-Le Bourget, cette célébration du 6 novembre est une belle occasion d’évoquer ce dont COP 21 ne parlera justement pas : l’impact des forces armées sur le changement climatique, en temps de paix comme en temps de guerre.

L’objectif de cet article n’est pas de démontrer pourquoi la militarisation galopante de notre planète est une cause majeure de la détérioration de nos écosystèmes. Ni de rappeler cette évidence que la guerre exerce une action intrinsèquement destructrice sur l’environnement. Pas plus que de nous interroger sur les raisons de la non-prise en compte de l’empreinte écologique des activités militaires (sur le sujet, une lecture s’impose, celle de Ben Cramer ‘ Guerre et paix … et écologie ’ préfacé par Alain Joxe, éditions Yves Michel, 2014).

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MAMERE FARBIAZLa capacité à nouer les références (de Stiglitz au GIEC, aux théoriciens de la décroissance ou même Rifkin) est remarquable. Le constat, s’il n’est pas nouveau (Foessel le notait déjà), n’en paraît que plus étayé et clair. Il débouche sur le constat d’une fragmentation des peuples, de la mise en place d’un apartheid plus ou moins généralisé entre les 1% qui tiennent le système et les 99% qui sont dominés. Ce système moderne, capitaliste, libéral, individualiste et financier met sous contrôle les individus comme les groupes.
Vient ensuite un second constat, celui des formes innovantes de résistance et création d’un nouveau monde : des hacktivistes au financement solidaire et au microcrédit, le pessimisme laisse donc place à une lueur… Vient alors le souhait de faire coaguler l’ensemble et de former une sorte de révolution mondiale nouvelle qui verrait la plèbe se constituer au niveau mondial pour imposer de nouvelles règles, totalement opposées à celles qui nous régissent aujourd’hui : adviendrait une République universelle des Biens communs via des Etats généraux de la Terre.

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