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Géopolitique et développement durable

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WP 20150901 14 20 44 Pro"Les pensées évoluent, les écrits restent." Telle est l'idée qui vient à l'esprit lorsque le contemporain des années 90 consulte La Course à la mort, un ouvrage écrit à la fin des années 60.
A l'époque, les Etats-Unis incarnent quasiment (pour certains) le paradis sur terre. Le Tiers monde et la destruction de l'environnement demeurent ignorés ! L'arme nucléaire est banalisée. Et pourtant, on aperçoit d'ores et déjà les premières fissures. C'est le temps des premiers avertissements, encore à peine perceptibles, au sujet de la fragilité de la Biosphère et de l'inégalité du développement économique au détriment des pays du Sud. La grande rupture viendra plus tard lorsqu’une nation et le camp idéologique qu'elle préside seront contraints d'abjurer leur foi en l'idéalisme américain. Des journalistes démontrent alors que les Etats-Unis ne défendent nullement 'la liberté' au Vietnam, mais les intérêts d'un monstrueux complexe militaro-industriel soutenu par les ambitions personnelles d'une minorité marginale de militaires. L'un de ces investigateurs infatigables, est de nationalité britannique et journaliste scientifique de profession. Il s'appelle Robin Clarke. Il est rédacteur en chef de la revue américaine Science Journal.
Au cours de ses recherches, un sentiment de désillusion à l'égard des Etats-Unis s'empare de lui et, par la suite, il remet en question l'ensemble des acquis technologiques vénérés par ses contemporains. Il entreprend alors une expédition vers des gouffres inexplorés et invite le lecteur à l'accompagner dans son récit qu'il intitule La course à la mort.
L'introduction est consacrée à l'explosion démographique. En l'an 2000, dix milliards d'humains se partageront un monde à la veille de la Troisième Guerre mondiale qui opposera les deux camps militaires, dans l'attente de la quatrième, déclarée par les désespérés du Sud aux peuples du Nord. En l'an 2000, certains pays du Tiers monde auront acquis l'arme atomique malgré leur pauvreté.
bombe 6fd63BIKINI expoLa découverte du nucléaire et sa transformation en arme absolue a donné à l'homme la possibilité d'agir sur la morphologie même de la terre. En 1952, une île entière du Pacifique fut éliminée lors de l'essai de la première bombe à hydrogène.

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ORGA MONDIALE SANTEFace au lobby pharmaceutique, l'Organisation mondiale de la santé n'a déjà pas toujours les coudées franches. Pour aggraver son cas, comme pour le recours à l'uranium appauvri en Irak, dès qu'il est question de nucléaire, elle se couche devant l'AIEA.
Le monde onusien est un monde compliqué. Parmi les différentes agences, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) Son objectif est parfaitement louable : amener tous les peuples au niveau de la santé le plus élevé possible . Sauf que ça ne concerne pas les peuples victimes des radiations. L'OMS a donc le droit de mener une étude d'impact sanitaire, comme elle l'a fait récemment en Haïti, mais pas n'importe laquelle. Dès que cela relève de l'impact du nucléaire, comme par exemple du côté de Tchernobyl ou de Fukushima, elle doit demander la permission à une agence qui n'a aucune compétence en matière de santé publique, l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA). Ou se taire — ce qu'elle fait à Fukushima. Pour Tchernobyl, ce fût encore plus cocasse : plutôt que de s'occuper des problèmes génétiques, des mutations, de l'altération des chromosomes par le rayonnement ionisant, l'OMS s'est préoccupée des caries dentaires des enfants...
L'accord entre l'AIEA et l'OMS remonte au 28 mai 1959.

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sousmarin 500Qu'on ne s'y méprenne pas :

L'arme nucléaire n'est pas condamnable pour le simple motif qu'elle dégrade l'environnement. Même si c'est une circonstance aggravante.

Dans le même ordre d'idée, les crimes de guerre contre les générations futures que furent Hiroshima et Nagasaki, ne seraient pas moins condamnables si demain, ils étaient menés par des sous-marins, rebaptisés Le Durable plutôt que 'Le Foudroyant' (ou 'Le Terrible'), issus d'un commerce équitable, conçus grâce à des arsenaux socialement responsables estampillés ISO 14001...ou encore menés par des missiles appareillés à partir de sites Natura 2000. Combattre les essais nucléaires ne s'est pas fait (uniquement) parce que les pétards esquintaient des récifs coralliens et entraînaient des déchets. Si l'on s'insurge contre les programmes nucléaires semi-clandestins de certains Etats, les dissidents du TNP ou Traité de Non Prolifération nucléaire par exemple, ce n'est pas parce que leurs dirigeants compromettent des sols fertiles et gèrent mal leur yellow cake ou concentré d'uranium! Mais parce que les barbelés qui entourent leurs bases se marient très bien avec l'omerta nucléaire ; et que l'aventure s'échafaude, dans les empires comme ailleurs, à l'encontre de populations qui, à défaut d'être affamées par les priorités budgétaires de dirigeants mégalos, deviennent des cobayes de la destruction durable de l'atome.

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Quelles lois dicteraient déjà les sénateurs ? /
Quand ils arrivent les barbares les dicteront [...]
Pourquoi empoignent-ils des cannes si précieuses
Sculptées merveilleusement dans l'or et l'argent ?
Parce qu'aujourd'hui arrivent les barbares.
Constantino P. Kavafis
DIEGO-GARCIAC'est une prison secrète qui se lève dans les terres qui ont été volées aux habitants originaires du lieu. De sa piste de vol ont décollé les bombardiers des USA, pour envahir le Cambodge, l'Afghanistan et l'Irak, à coups de feu, crimes et impiété; pour contrôler le Moyen Orient et ... plus encore, mais voyons déjà.
Diego García est un embryon de la mort. C'est l'abîme qu'ont choisi les barbares — avec l'excuse d'un terrorisme supposé — pour mieux torturer. C'est un vrai trésor pour l'Amérique du Nord et le Royaume-Uni. C'est la base militaire la plus importante dont l'Empire dispose pour surveiller le monde ; et près de ses paires —les bases de Guam et d'Ascension — sont les clefs pour l'envahisseur. C'est un endroit idéal pour accueillir des missiles de l'ogive nucléaire, bien qu'ils soient interdits par les traités internationaux. Mais est-ce que cela importe aux barbares ?

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