ATHENA21.ORG

Géopolitique et développement durable

logo athena

Si les militaires ne sont pas capables de faire la pluie et le beau temps, l'envie ne leur a pas échappé. Dès les années 50, l'option qui va être retenue concerne les possibilités de modifier le temps plutôt que le climat. Eh oui, les militaires n'ont pas attendu que des environnementalistes se soucient du réchauffement climatique pour s'intéresser et de très près à l'environnement. Avec la volonté, la prétention de mettre l'environnement au pas, au service de la guerre.
eclairs2Aux États-Unis, l'Agence en charge de la météo abonde en ressources humaines. En 1965, le budget météo du département de la Défense atteint 200 millions (U$), soit un pactole qui dépasse celui de tout autre agence gouvernementale. Par réalisme, plutôt que par manque d'ambition. D'ailleurs, les deux notions peuvent se rejoindre. En 1958, le chef de la recherche météorologique au United States Weather Bureau fait allusion dans un article de Science à l'utilisation d'explosifs nucléaires dans le but de réchauffer le climat arctique via la création de nuages glacés réfléchissant les radiations infrarouges (infrared reflecting ice clouds).

Lire la suite : Quand les militaires détraquent la nature

the green zoneLes militaires présents au Sommet de Copenhague, réalité ou fiction ? Pure fiction si l'on en croit la feuille de route écologique de tous les Européens qui n'ont pas  prise en compte les activités militaires, alors que le 6 novembre a été choisi par l'ONU pour célébrer la journée internationale pour la prévention de l'exploitation de l'environnement en temps de guerre et de conflits armés. Le journaliste Ben Cramer, spécialiste des activités militaires, nous éclaire sur cette gigantesque machine qu'est l'armée et son influence sur l'environnement.

Interview de Teddy Follenfant : Ecouter l'émission radiophonique

Publié le 10/12/2009 sur logo-neoplanete

 

un-trainLoin de vouloir ironiser sur les urgences ou de proposer une autre hiérarchie des priorités, notre survie – dont il serait question à Copenhague en décembre 2009 – ne dépend-elle pas tout autant du sort qui sera réservé aux armes et aux armes nucléaires ? Eu égard au rôle qu'elles jouent dans les questions climatiques, eu égard aux ressources financières qui sont détournées à leur profit et parce que ces armes sont destinées à défigurer et dévaster la planète... durablement, la question mérite d'être posée.

Lire la suite :  Et si l'arbre climatique cachait la forêt des conflits armés ?

110061pachauriLe prix Nobel de la Paix a été attribué au Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) et à Al Gore. Qu'une institution comme le GIEC (IPCC) créée il y a vingt ans par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), - soit aujourd'hui récompensée, est en soi un signe encourageant. C'est aussi un avertissement adressé à tous ceux qui, à force d'occulter certaines 'vérités qui dérangent', mettent en danger les générations futures, nos générations futures.

Le Comité Nobel et la notion de paix

Le Comité Nobel a décidé – et ce dès 2004 avec Wangari Maataï – d'élargir la notion de paix, au-delà du pacifiste au sens strict. Que ceci soit conforme ou non au testament d'Alfred Nobel lui-même, le débat fait rage dans les milieux pacifistes à Oslo. Mais toujours est-il que la vision plus traditionnelle selon laquelle la paix serait uniquement liée à l'absence de guerre semble reléguée au passé. Signe des temps. Dans l'ère post-11septembre 2001, les frontières entre guerres et paix sont assez élastiques et puis, ne l'oublions pas, pour la première fois de son histoire, le Conseil de Sécurité de l'ONU a abordé le changement climatique et sa capacité à engendrer conflit et désordre international.

Lire la suite : Le GIEC de Patchauri et Al Gore nobélisés