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Géopolitique et développement durable

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LE PIEGEA la sortie du Livre Blanc de la Défense et de la Sécurité et de la nouvelle loi de programmation militaire, ....le lecteur soulagé d'apprendre que tout conflit majeur est exclu dans les 15 années à venir. Une prédiction que nous aurons le loisir de vérifier grâce à l'accent nouveau – signé Hervé Morin – porté sur les investissements dans le domaine spatial. Renseignement et anticipation obligent. A défaut de disposer d'une armée de l'air-et -de-l'espace, il faut dire que dans ce domaine, les Européens, y compris la France, ne font pas le poids. Comparée aux Etats-Unis, (48 milliards de dollars), l'Union Européenne ne consacre que 1,425 milliard de dollars aux activités de défense du secteur spatial, soit 3 % du budget spatial militaire américain(1).
Au chapitre des menaces figure sans surprise la prolifération nucléaire.

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MARCHANDSd ARMES lordofWARSi les amoureux du Grenelle de l'environnement de 2007 ont considéré, dans le droit fil de l'esprit du Protocole de Kyoto, que le développement durable ne concernait pas les forces armées – les adeptes de la décroissance peuvent-ils sérieusement faire l'impasse sur le complexe militaro-industriel ? Compte tenu des contraintes de sécurité et des exigences de paix – qui figurent d'ailleurs dans la Charte de Rio (1) – il nous reste peut-être à plancher sur les possibles rapprochements entre objecteurs de croissance et objecteurs de conscience et imaginer les transitions et les passerelles pour) vers une économie désarmée.

La course à la mort (2)DEPENSES MILITAIRES XCLASSEMENT

Guerre froide oblige, notre époque a été marquée par ce qu'on a appelé la course aux armements. Une affaire de gros sous, de destructions, certes, mais aussi une affaire de vitesse.

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LIVRE-BLANCParmi les propositions et mesures qui ne figurent pas dans les pages du prochain Livre Blanc, la mise sur pied d'une Agence du désarmement [1]. Si la politique de défense et de sécurité voulait s'inspirer davantage de la culture du développement durable [2], cette exigence de "regard plus vert" pourrait se répercuter sur les programmes nucléaire et chimique.

Le nucléaire sécurisé ?

Grâce à l'expertise du CEA, du SGDN, de la contribution des ministères des affaires étrangères, de l'économie, des Finances et de l'Industrie, la France épaule les efforts russes pour se débarrasser d'un héritage [3] dont les effets à long terme peuvent représenter une menace pour l'environnement, donc pour la sécurité du continent, et ce au-delà du risque de détournement de matières nucléaires mal entreposées ou mal entretenues.

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DRAPEAU-USA-democracyLes Etats-Uniens pourront-ils jamais renoncer volontairement à leurs 4x4, à leurs hamburgers, à leurs énormes manoirs de banlieue et à leurs sacro-saintes pelouses? Surprise : la bonne nouvelle nous vient du passé. Dans les années 1940, leurs aînés (parents ou grand-parents) combattaient simultanément le fascisme à l'étranger et le gaspillage chez eux. Mes parents, leurs voisins, et des millions d'autres Américains laissaient la voiture au garage pour se rendre au travail à vélo, retournaient leur pelouse pour planter des choux, recyclaient les tubes de dentifrice et l'huile de cuisson, prêtaient bénévolement leurs services aux crèches et aux centres de l'United Service Organization, offraient le gîte et le couvert à des inconnus, et s'efforçaient consciencieusement de réduire leur consommation et d'éviter le gaspillage inutile. La Seconde Guerre mondiale donna ainsi lieu à la plus grande expérience d'écologie populaire de l'histoire des États-Unis.

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ouest-franceLes grandes peurs reviennent périodiquement dans l'Histoire, mais, parfois, leurs causes sont masquées, oubliées. On s'habitue à telle ou telle menace, à tel ou tel danger jusqu'à l'incident qui, de nouveau, sonne l'alerte. C'est ce qui se passe à propos de l'armement nucléaire. Nous y sommes habitués depuis plus d'un demi-siècle. Les pays qui en disposent se sentent protégés par leur force de dissuasion. De plus, la disparition de l'URSS a rassuré, même si la Russie dispose toujours de moyens redoutables. Mais voici que les velléités nucléaires de la Corée du Nord et de l'Iran viennent secouer nos assurances, d'autant plus que les gouvernants de ces pays, situés en zones de tensions géopolitiques, sont assez imprévisibles. De plus, s'ils parviennent à leur fin, d'autres proches d'eux ou même plus lointains, se sentant plus ou moins menacés, voudront eux-mêmes s'armer de la même manière pour pouvoir dissuader à leur tour. Qu'en sera-t-il alors de la sécurité du monde ? Les possibilités de conflits ne vont pas diminuer et représenteront autant de cas où la bombe atomique pourrait être utilisée volontairement par un chef d'Etat irresponsable ou fragile, ou bien déclenchée par un accident dû à une mauvaise maîtrise du système ou à des informations erronées. Tout cela repose la question, non seulement de la prolifération qu'il faut enrayer, mais aussi celle du désarmement nucléaire.
Comment mettre un coup d'arrêt à la prolifération renaissante ? Certainement pas en attaquant les pays concernés.

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