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Géopoli­tique et développe­ment durable

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AGENDA 21
: éty­mologique­ment, le terme agenda sig­ni­fie « ce qui est à faire ». Ini­tié par les Nations-​Unies lors de la con­férence de Rio en 1992 (Som­met de la Terre), il s’agissait de traduire dans les faits le développe­ment durable. Si l’agenda 21 a eu le mérite de dif­fuser une méth­ode, sa lour­deur — 800 pages, 40 chapitres, 2500 arti­cles — a large­ment lim­ité son adop­tion. Aujourd’hui, quelques mil­liers d’agendas locaux à peine ont été adop­tés par plus de 120 pays, loin des espoirs fomen­tés à Rio.

A comme ABC — Ce sont les pre­mières let­tres de l’alphabet, certes, mais aussi les ini­tiales pour armes Atom­iques, Bac­téri­ologiques et Chim­iques. Aujourd’hui, mod­erni­sa­tion oblige, l’acronyme NBC est sou­vent util­isé pour la sim­ple rai­son que nucléaire rem­place atom­ique. D’où aussi le recours au sigle « NBCR », le sup­plé­ment R pour cette «radio­pro­tec­tion », que tout le monde a préféré ignorer au début de l’aventure atomique.

A comme ADM ou Armes de destruc­tion mas­sive : En dépit des amal­games avec les armes chim­iques ou bac­téri­ologiques, les armes nucléaires ont cette « valeur ajoutée » de faire des vic­times au cours du proces­sus de fab­ri­ca­tion, du maniement et de l’expérimentation, con­traire­ment aux autres armes, à toutes les autres armes. Elles con­stituent, selon la con­vic­tion exprimée par l’Assemblée Générale des Nations Unies dans sa réso­lu­tion 57/​56, la men­ace la plus grave pour l’humanité et pour la survie de la civil­i­sa­tion. Les armes nucléaires ont un rap­port « destruction-​prix » très attrac­tif, d’où la ten­ta­tive d’y avoir recours, surtout lorsque l’adversaire n’en dis­pose pas.

A comme Antarc­tique ( Traité de 1961) : L’article pre­mier est explicite: « Seules les activ­ités paci­fiques sont autorisées dans l’Antarctique. Sont inter­dites, entre autres, toutes mesures de car­ac­tère mil­i­taire telle que l’établissement de bases, la con­struc­tion de for­ti­fi­ca­tions, les manoeu­vres ainsi que les essais d’armes de toutes sortes. » L’interdiction des activ­ités nucléaires s’étend aux essais à des fins paci­fiques et à l’élimination de déchets radioac­t­ifs. A ne pas con­fon­dre avec l’Arctique. Ce mot provient du grec ark­tikos qui sig­ni­fie «ours».

Armes de Dis­trac­tion Mas­sive : lap­sus de Tony Blair lors d’une con­férence de presse en février 2004

Armes de Destruc­tion Sociale – un nou­veau con­cept. A méditer.

Armée : Là où se trou­vent les armées, la pop­u­la­tion est délestée d’une par­tie de ses richesses pour per­me­t­tre aux sol­dats de sub­sis­ter. Ce sys­tème s’institutionnalise pro­gres­sive­ment, les mil­i­taires obti­en­nent le statut de fonc­tion­naire en France dès 1675 : l’ordre du tableau per­met de faire pro­gresser à l’ancienneté la rémunéra­tion des sol­dats, (solde/​soldat), l’impôt et l’armée se jus­ti­fient doré­na­vant l’un par l’autre. « Si tu veux la paix, pré­pare la guerre » devient donc le signe trompeur de la pro­tec­tion d’un ter­ri­toire déter­miné ; depuis la révo­lu­tion française, il faut même s’inventer un ennemi plutôt qu’eun adver­saire pour jus­ti­fier des dépenses « citoyennes ».

A comme pro­jet A119 : C’est le nom de code d’un pro­jet datant de décem­bre 1950 et qui fut révélé en mai 2000, par le sci­en­tifique Reif­fel. Il s’agissait de faire exploser une bombe atom­ique sur la Lune. Objec­tif : démon­trer sa puis­sance mil­i­taire. Auteur du pro­jet : États-​Unis.

Anthro­pocène : Crutzen est co-​lauréat du prix Nobel de chimie de 1995. Il a présenté son con­cept de l’Anthropocène, pour désigner l’ère géologique dom­iné par l’Homme de la civil­i­sa­tion thermo-​industrielle, dans le no 41 de la IGBP Newslet­ter, en 2000.

Biens Publics Mon­di­aux : un rap­port du PNUD en iden­ti­fie qua­tre :l’environnement, la santé, la con­nais­sance et l’information,la paix et la sécu­rité. Ils devraient (…) donc rester dans la sphère non marchande. Et pourtant …

B…comme Bar­racuda : une espèce de pois­son car­ni­vore de grande taille, pou­vant attein­dre deux mètres. Il a inspiré la Royale pour son pro­gramme de sous-​marins nucléaires d’attaque, les SNA. Des SNA qui ne sont pas compt­abil­isés dans le bud­get nucléaire même si leur propul­soin est nucléaire et même si leur prin­ci­pale mis­sion est d’escorter les SNLE.

Bare­foot Col­lege : Il a ouvert plus de 550 écoles du soir en Inde, afin d’offrir des cours aux enfants qui ne peu­vent pas aller à l’école durant la journée puisqu’ils aident leurs par­ents. Ses cours com­pren­nent une for­ma­tion à la col­lecte de l’eau de pluie ; il existe aussi des cours d’artisanat pour aider les femmes à avoir un revenu. C’est «la seule école où les papiers, les diplômes sont un désa­van­tage car la valeur d’une per­sonne y est jugée sur la base de son hon­nêteté, son intégrité, sa com­pas­sion, ses com­pé­tences pra­tiques, sa créa­tiv­ité et sa capac­ité à tra­vailler avec des gens sans dis­crim­i­na­tion», selon son fon­da­teur Bunker Roy.

C comme champignon atom­ique. Le nuage d’une explo­sion a la forme d’un champignon. La tige du champignon est le pro­duit de cette « la bulle de feu » qui s’élève rapi­de­ment et génère un courant d’air ascen­dant. Lorsque la défla­gra­tion est très puis­sante, comme avec les essais de la bombe H, la boule de feu s’élève si haut qu’elle atteint la lim­ite entre la tro­posphère et la stratosphère. A cette alti­tude, la boule de feu n’a plus suff­isam­ment d’énergie pour pour­suivre son expan­sion et s’affaisse en quelque sorte sur les côtés, ce qui donne l’apparence du « cha­peau » du fameux « champignon »

Charte de la Terre : Par la vision éthique qu’elle véhicule, la Charte recon­naît que la pro­tec­tion de l’environnement, les droits humains, le développe­ment humain équitable et la paix sont inter­dépen­dants et indi­vis­i­bles. En 1994, Mau­rice Strong, le secré­taire général du Som­met de la Terre et Prési­dent du Con­seil de la Terre, et Mikhail Gor­bachev, prési­dent de Green Cross Inter­na­tional, lancèrent une nou­velle ini­tia­tive de la Charte de la Terre avec l’appui du gou­verne­ment des Pays-​Bas. Une Com­mis­sion de la Charte de la Terre fut for­mée en 1997 pour réviser le pro­jet ; un Secré­tariat de la Charte de la Terre fut établi auprès du Con­seil de la Terre au Costa Rica.

CIR­PES – Cen­tre Inter­dis­ci­plinaire de Recherches sur la Paix et d’Etudes Stratégiques, Son fon­da­teur et le prési­dent est le maître à penser Alain Joxe qui a longtemps dirigé un sémi­naire sur la soci­olo­gie de la défense à l’Ecole des Hautes Etudes en Sci­ences Sociales.

CLI comme com­mis­sion locales d’information : Ces com­mis­sions prévues par le décret de juil­let 2001 sont instau­rées par un arrêté de juil­let 2003 pub­lié au Jour­nal Offi­ciel . Elles sont mises en place dans le cadre des ports nucléaires de la marine (Brest, Toulon et Cher­bourg). Les ports mil­i­taires de Brest, Cher­bourg et Toulon, les bases aéri­ennes d’Istres, Avord, Saint-​Dizier, Luxeuil-​Saint-​Sauveur et Mont-​de-​Marsan sont donc tenus de trans­met­tre, de manière régulière, des infor­ma­tions sur l’impact de leur activ­ités nucléaires sur la santé et l’environnement.

CMI ou Com­plexe Mil­i­taro Indus­triel : Le pre­mier usage pub­lic du terme fut celui qui a été pub­lié dans un man­i­feste paci­fiste de 1914. Sa pop­u­lar­i­sa­tion remonte à l’emploi par le prési­dent des États-​Unis Dwight Eisen­hower, « Ike », qui aver­tis­sait ses com­pa­tri­otes des dan­gers d’une trop grosse influ­ence des indus­triels liées au Départe­ment de la Défense des États-​Unis. Le com­plexe militaro-​industriel est aujourd’hui un élé­ment décisif de l’effort de guerre. Il cor­re­spond à une approche plutôt quan­ti­ta­tive de la quête d’une vic­toire reposant pour bonne part sur la puis­sance indus­trielle, donc la capac­ité à pro­duire, dans le temps imparti, davan­tage d’équipements adéquats.

C comme con­flit (majeur): Un con­flit est dit « majeur » lorsque la con­fronta­tion entre deux ou plusieurs États ou entre un gou­verne­ment et un mou­ve­ment armé entraîne le décès de plus de 1000 per­son­nes sur une péri­ode d’un an.

C comme «car­pet bomb­ing» — avec cette tac­tique fort éloignée de toute guerre pro­pre, les forces armées améri­caines sont par­v­enues en Irak à tuer en 18 mois un tiers de ceux que le prési­dent Sad­dam a tué en 24 ans : 100.000 vic­times iraki­ennes dénom­brées par la revue «Lancet» en octo­bre 2004.

C comme casques verts , — En 1991, une com­mis­sion dirigée par la sué­doise Maj-​Britt The­o­rin (qui fut ambas­sadrice à la Con­férence du désarme­ment à Genève avant de présider le Bureau Inter­na­tional de la Paix, est mise en place pour pré­fig­urer la créa­tion de « casques verts ». Ils seraient assignés à l’ONU en tant que «force de réac­tion rapide» en cas de cat­a­stro­phes écologiques naturelles ou inten­tion­nelles. Alors que les casques verts sont tou­jours inex­is­tants, les casques bleus sont priés par l’ONU d’agir de façon plus «verte».

COMES : comité pour les Métaux Stratégiques. Utile pour sat­is­faire aux besoins de l’aéronautique, dont les Ter­res Rares. Reste à trou­ver com­ment gérer les 62 mil­liards de tonnes de ressources (minéraux, bois, métaux, com­bustibles fos­siles et bio­masse, matéri­aux de con­struc­tion) extraites chaque année dans le monde.

Con­ven­tion Aarhus : la con­ven­tion sur l’accès à l’information, la par­tic­i­pa­tion du pub­lic et l’accès à la jus­tice en matière d’environnement a été signée par les pays de l’UE, en l’occurence dans la ville d’Aarhus en juin 1998. Le pre­mier pilier (y en a trois) fait référence à l’accès du pub­lic à l’information en matière d’environnement. Le por­tail français toutsurl’environnement.fr illus­tre l’engagement de la France.

D comme dom­mages col­latéraux. Ver­sion édul­corée des bavures …appliquées à la guerre.

Déman­tèle­ment – le déman­tèle­ment des sous-​marins nucléaires pose prob­lème. Il n’y a pas de bud­get pour le stock­age des cœurs nucléaires des sous-​marins français. Selon le Comité des prix de revient et de fab­ri­ca­tion d’armement (CPRA), la dif­fi­culté vient de ce que le coût du déman­tèle­ment n’a pas été pris en compte lors de la con­cep­tion ini­tiale du sys­tème (…) L’entreposage et le déman­tèle­ment des cœurs nucléaires de propul­sion devrait coûter au min­istère de la Défense près de 1,3 mil­liard d’euros, en retenant l’hypothèse de 40 coeurs «usés» jusqu’en 2040.

Denis de Rouge­mont : per­son­nal­ité helvé­tique d’Ecoropa qui avait com­pris, outre l’Amour de l’Occident, que «le prob­lème de la défense est insé­para­ble du prob­lème du désarme­ment ; comme celui de l’énergie est insé­para­ble du prob­lème de la réduc­tion du gaspillage».

Dépol­lu­tion : se dit pour le démi­nage dans l’armée de terre.

D.D.R. = désarme­ment , démo­bil­i­sa­tion, réin­ser­tion ou réin­té­gra­tion — Par désarme­ment, on entend la col­lecte, le con­trôle et l’élimination des armes légères, muni­tions, explosifs, armes por­ta­tives et armes lour­des des com­bat­tants et, sou­vent, de la pop­u­la­tion civile. L’élaboration de pro­grammes per­me­t­tant d’assurer une ges­tion respon­s­able de ces armes est con­sid­érée comme faisant par­tie inté­grante du désarme­ment. Par démo­bil­i­sa­tion, on entend un proces­sus par lequel les forces armées (du gou­verne­ment, de l’opposition et des fac­tions) réduisent leurs effec­tifs ou se dis­persent com­plète­ment, dans le cadre plus général de la tran­si­tion de la guerre à la paix. En général, la démo­bil­i­sa­tion implique le regroupe­ment, le can­ton­nement, le désarme­ment, l’administration et la pré­pa­ra­tion au retour à la vie civile des anciens com­bat­tants, lesquels reçoivent diverses formes d’indemnisation et d’assistance devant faciliter leur réin­té­gra­tion dans la société Par réin­ser­tion ou réin­té­gra­tion, on entend le proces­sus selon lequel une aide est fournie aux anciens com­bat­tants en vue de faciliter leur réin­ser­tion économique et sociale et celle de leur famille, dans la société civile. Cette aide peut inclure des indem­nités en espèces ou en nature ainsi qu’une for­ma­tion pro­fes­sion­nelle et des activ­ités rémunératrices.

Dis­ar­ma­ment Digest : ce n’est pas une pub­li­ca­tion offi­cielle des Nations Unies mais dresse quo­ti­di­en­nement une liste d’articles recueil­lis par l’Office des Nations Unies pour les affaires de désarmement.

DMZ ou zone démil­i­tarisée entre les deux Corée. Si l’ex-président Clin­ton a estimé qu’il s’agisait de «l’endroit le plus effrayant de la planète», il s’est avéré moins dan­gereux ces 60 dernières années que les Mal­ouines, l’Irlande du Nord, l’ancienne Yougoslavie, la RDC, le Soudan, l’Erythrée, le Sri Lanka, et le Moyen-​Orient.

Droit d’Ingérence : c’est le droit du plus fort. En effet, comme dirait Chevène­ment, on n’a jamais vu les faibles inter­venir dans les affaires des forts.

Eco­cide = En 1989, dans le cadre des protes­ta­tions con­tre la guerre au Viet­nam, et le recours à l’agent orange, Richard Falk (parmi d’autres) a mil­ité en faveur d’une cour inter­na­tionale qui aurait le pou­voir de stat­uer sur les crimes inter­na­tionaux pour dom­mages envi­ron­nemen­taux, les éco­cides. Ceci rejoint d’autres ini­tia­tives, dont celle menée par Green­peace au début des années 90 pour une révi­sion des Con­ven­tions de Genève. Ou des actions en jus­tice (TOTAL) con­tre «préju­dice écologique». La dernière en date est inti­t­ulée «Arrê­tons l’Ecocide en Europe — don­nons des droits à la Terre». Elle tente de recueil­lir un mil­lion de sig­na­tures dans un min­i­mum de 7 Etats de l’U.E. pour empêcher l’endommagement impor­tant, la destruc­tion ou la perte d’écosystèmes d’un ter­ri­toire donné et autres «crimes en temps de paix», via une direc­tive européenne.

Eco­con­cep­tion = réduc­tion, dès la phase de con­cep­tion, de l’impact sur l’environnement d’un pro­duit. Elle intè­gre le cycle de vie entier du pro­duit – depuis l’extraction des matières pre­mières jusqu’à son élim­i­na­tion en fin de vie en prenant en compte tous les critères envi­ron­nemen­taux : con­som­ma­tion de matières pre­mières, de ressources et d’énergie, rejets dans l’air et l’eau, pro­duc­tion de déchets … Cf. Life cycle assess­ment – cra­dle to grave approach. (du berceau à la tombe).

Emer­gentes – men­aces émer­gentes — au sein de l’OTAN s’est créée depuis août 2010 une Divi­sion Défis de sécu­rité émer­gents ; comme quoi l’Alliance est bien décidée à traiter trans­ver­sale­ment l’éventail crois­sant des risques et des défis de sécu­rité non tra­di­tion­nels. N’émerge pas qui veut …: si le bud­get de la défense de la France était com­pa­ra­ble à celui de la Chine et de la Russie dans les années 90, le bud­get français représente désor­mais un quart du bud­get de la défense chi­nois et la moitié du bud­get russe.

Ency­clopédie du Développe­ment durable : La coopéra­tive «Les Edi­tions des Récol­lets», dont la créa­tion a été ini­tiée par l’association 4D, a lancé dès 2006 un pro­jet d’ency­clopédie du développe­ment durable afin de rassem­bler références et réflex­ions per­me­t­tant de faire le point sur le con­cept, sur ses impli­ca­tions glob­ales — Plus de 200 per­son­nes par­ticipent au pro­jet. La pub­li­ca­tion de l’Encyclopédie se fait sous la forme d’articles dif­fusés au fur et à mesure de leur rédaction.

E comme empreinte écologique — l’expression a été pop­u­lar­isée par Wack­er­nagel, Après sa thèse à Van­cou­ver, il a com­mencé à tra­vailler avec William Rees sur la notion de capac­ité de charge d’un écosys­tème, mais les gens croy­aient que cette étude ne s’appliquait qu’aux ani­maux, les humains étant bien au-​dessus de ce genre de vicis­si­tude. Il a alors appro­fondi la notion de capac­ité lim­ite. Au lieu de se deman­der com­bien de per­son­nes peu­vent vivre sur un ter­ri­toire, il a inversé la ques­tion en se deman­dant com­bien chaque per­sonne utilise de nature, puis de com­parer le résul­tat avec la disponi­bil­ité de la nature. Il avait inventé l’empreinte écologique ! Elle est entrée dans le lan­gage courant depuis la pub­li­ca­tion d’un rap­port du WWF inti­t­ulé « Planète vivante » ( ) qui fait le bilan des ressources naturelles des dif­férents écosys­tèmes. Ce que l’empreinte écologique cherche à connaître.

E comme échelle de Richter : de l’indignation ? de l’émotion ?

Engin explosif impro­visé – IED (improved explo­sive device) est, à la base, une muni­tion qui a été détourné de son usage ini­tial ou de fab­ri­ca­tion arti­sanale. Aujourd’hui, il est courant sur cer­taines misions human­i­taires de ren­con­trer ce type de men­ace soit util­isée con­tre les indi­vidus ou des com­mu­nautés ou bien con­tre les employés des ONG ou organ­i­sa­tions inter­na­tionales. On par­lera aussi de « Road side bomb » ou « bombe de côté de route ». En langue française, le terme engin explosif impro­visé – EEI désigne aussi des colis piégés sous toutes les formes pos­si­bles pour les con­fon­dre à des objets usuels de la vie courante (sac, valise, boite, let­tre, livre, etc.).

Espace extra-​atmosphérique — Espace ou « cos­mos » comme dis­ent les Russes qui con­cerne la région située au-​delà de l’atmosphère de la Terre, à 100 kilo­mètres au-​dessus du niveau de la mer.

Éta­suniens : sub­til­ité lin­guis­tique très prisée par les fran­coph­o­nes qui reprochent aux habi­tants des États-​Unis de s’accaparer un con­ti­nent en tant qu»« Améri­cains » ; ce sont les mêmes qui con­sid­èrent avec dés­in­vol­ture que l’Union Européenne est l’Europe, ce qui doit faire plaisir aux Européens mem­bres du Con­seil de l’Europe.

F comme « faible inten­sité » : se dit d’un con­flit qui n’atteint pas le seuil de la destruc­tion max­i­male ; rejoint le con­cept de « con­flit asymétrique » très prisé depuis que les pro­fes­sion­nels de la plus grande puis­sance mon­di­ale sont con­trar­iés par des com­bat­tants en haillons

G comme généra­tion : rien à voir avec une quel­conque poli­tique famil­iale. Expres­sion large­ment util­isée dans le monde nucléaire pour évo­quer les sous-​marins qui, comme cha­cun sait, évolu­ent humaine­ment, d’une généra­tion à l’autre.

Géopoli­tique : c’est l’étude de l’influence des fac­teurs géo­graphiques, économiques et cul­turels sur la poli­tique des Etats et sur les rela­tions inter­na­tionales. Le terme est util­isé pour la pre­mière fois par Rudolf Kjel­lén, pro­fesseur sué­dois de sci­ence poli­tique et géo­gra­phie. En rai­son de l’école alle­mande dont Friedrich Ratzel, la dis­ci­pline fut qua­si­ment ban­nie en France après 1945.

Global Com­pact : Un «deal» entre le sys­tème onusien et les multi­na­tionales. Pour que celles-​ci puis­sent béné­ficier du logo de l’ONU, il leur faut accepter de signer une dizaine d’articles qui représen­tent des principes fon­da­men­taux. Un préal­able qui ne coûte pas cher et per­met à ces entre­prises en quête de respectabil­ité de par­ticiper à leur manière à résoudre cer­tains «prob­lèmes» du monde. Après la Deux­ième Guerre Mon­di­ale, le chantier naval de Hunters Point dans la baie de San Fran­cisco a accueilli le Lab­o­ra­toire naval de défense radi­ologique, le plus grand site mil­i­taire améri­cain pour la recherche nucléaire appliquée. Quand il a fermé en 1994, le site était con­t­a­m­iné par les métaux lourds et les radi­a­tions et était con­sid­éré comme un des sites les plus pol­lués des Etats-​Unis. Il va devenir un com­plexe con­sacré au développe­ment des tech­nolo­gies vertes, et accueil­lir le dénommé Cen­tre de développe­ment durable du Global Compact.

Global Peace Fund – en 1950, Nehru pro­pose de créer un «Global Peace Fund», un Fonds pour la Paix Mondiale»

G comme grille-​pains : Minu­t­erie qui en dit long sur les risques liés au temps de réac­tion lors du lance­ment d’un mis­sile, en état d’alerte 24 heures sur 24. Afin de faire pren­dre con­science du délai d’alerte, une asso­ci­a­tion améri­caine a lancé cam­pagne , inti­t­ulée Back from the Brink quelques jours avant le 11 sep­tem­bre 2001. La cam­pagne prévoy­ait de faire par­venir des grilles-​pains à tous les mem­bres du Con­grès à Wash­ing­ton afin de leur rap­peler qu’il faut à peu près « autant de temps pour lancer un mis­sile nucléaire que pour faire toaster sa tartine » !

GRIP : Groupe de Recherche et d’Informations sur la Paix, basé à Brux­elles et qui va fêter son 35ème anniver­saire en 2014.

H comme Hibakusha : surnom donné au Japon, puis au monde entier, aux sur­vivants, » ceux qui ont fait l’expérience de la bombe «, c’est-à-dire les sur­vivants des bom­barde­ments de Hiroshima et Nagasaki. C’et à par­tir de ces évène­ments qu’émerge la notion de guerre con­tre les généra­tions futures…

H comme «hiver nucléaire» : sans rap­port avec les vari­a­tions saison­nières. Il s’agit d’une expres­sion con­coc­tée Au début des années 80, pour décrire le scé­nario d’une guerre nucléaire, un con­flit qui pour­rait aussi provo­quer des per­tur­ba­tions cli­ma­tiques. En cas d’échange — ou tir croisé — de la moitié des ogives détenues à l’époque par les deux Grands, l’hémisphère Nord se trou­verait plongé dans un cli­mat glacial jusqu’à ce que les pous­sières rejetées dans l’atmosphère soient retombées au sol. Ces par­tic­ules, en sus­pen­sion dans l’atmosphère, agi­raient comme un écran et blo­queraient les rayons solaires durant plusieurs mois. Qu’un épais nuage puisse amener un refroidisse­ment n’est pas une vue de l’esprit. Privée de lumière et de chaleur, la végé­ta­tion ne pour­rait sur­vivre et cela entraîn­erait la rup­ture de la chaîne ali­men­taire. Dans les zones nordiques, il suf­fi­rait que la tem­péra­ture descende de un ou deux degrés pour que les récoltes gèlent. Un refroidisse­ment sur le plateau tibé­tain, freinant son réchauf­fe­ment pen­dant la sai­son d’été, sup­primerait l’appel d’air chargé d’humidité venant de l’océan, empêchant ainsi la mous­son d’apporter les pluies indis­pens­ables à la vie de l’Inde et du Pak­istan. Telle est la thèse qui a été dévelop­pée par des sci­en­tifiques dont l’astrophysicien Sagan, Paul J. Crutzen du Max Plank Insti­tut à Mayence, et Richard P. Turko de l’Université de Cal­i­fornie. Nul n’a cher­ché à la vérifier.

H comme Hor­loge de l’apocalypse — Alors que le con­seil d’administration du Bul­letin of Atomic Sci­en­tists avance l’aiguille des min­utes de l’Horloge de l’Apocalypse de minuit moins sept à minuit moins cinq, la rédac­tion se demande com­ment ralen­tir le change­ment cli­ma­tique sans accroître le risque de pro­liféra­tion nucléaire.

I comme Inspec­tions Citoyennes Cette idée est née en 1997, lorsque l’attention inter­na­tionale était focal­isée sur les inspec­tions de l’Unscom en Irak, tan­dis que les 5 puis­sances nucléaires (P5) déclarées ne soumet­taient pas leurs pro­pres instal­la­tions à quel­conque inspec­tion. Des groupes de paci­fistes ont donc décidé de mener leur pro­pres « inspec­tions ». Lors de la con­férence de pré­pa­ra­tion (Prep­com) à Genève en mai 2003, sur le TNP, Green­peace a lancé le site Inter­net «Zoom on Doom» qui localise tous les sites de stock­age d’armes nucléaires. «Comme les Etats-​Unis et le Royaume-​Uni ont telle­ment de dif­fi­cultés à trou­ver des ADM en Irak, nous avons pensé leur ren­dre ser­vice en four­nissant un guide des armes atom­iques que nous con­nais­sons, ainsi que leurs coordonnées ».

ICPM ou Indices de con­tri­bu­tion à la Paix dans le Monde. Cet indice a été mis au point par le Groupe de Recherche et d’information sur la paix et la sécu­rité (GRIP). Con­cer­nant les Etats européens, on s’aperçoit que le statut nucléaire de cer­tains ne les propulsent pas au hit-​parade, bien au contraire.

Infan­ti­cide Dif­féré :

Insti­tut des Futurs Souhaita­bles — L’IFS se situe au croise­ment de nom­breux réseaux qui oeu­vrent cha­cun dans leurs champs à essayer de changer le monde : le Par­lement des Entre­pre­neurs d’Avenir (550 dirigeants sur 7 régions).Le Réseau des Col­lèges des Hautes Études du Développe­ment Durable (600 anciens audi­teurs sur 7 régions), l’Ecole Nationale Supérieure de Créa­tion Indus­trielle /​les Ate­liers et la Chaire Prospec­tive du Con­ser­va­toire National des Arts et Métiers.

I comme irénolo­gie : Jan De Bloch (18361902), paci­fiste et financier polon­ais, écrit «La guerre de l’avenir» en 1895. Il y prévoit le car­ac­tère extrême­ment destruc­teur des guer­res indus­trielles, ce que démon­treront rapi­de­ment la Pre­mière Guerre mon­di­ale et les guer­res qui lui suc­cèderont. Proche du Tsar de Russie, il lui inspir­era l’idée d’une con­férence inter­na­tionale sur la paix qui devien­dra la Con­férence de La Haye de 1899. Selon le polé­mo­logue français Julien Fre­und (19211993) le néol­o­gisme irénolo­gie a été inventé par le jour­nal­iste belge Paul G. M. Lévy aux années 50.

ICAN : Acronymes anglo-​saxons pour Inter­na­tional Cam­paign to Abol­ish Nukes ou Cam­pagne Inter­na­tionale pour Abolir les armes nucléaires ; expres­sion plus engageante qu’en français («je peux»).

IDH : crée pour le PNUD par des écon­o­mistes dont Amartya Sen, l’IDH com­bine l’espérance de vie, le niveau de con­nais­sances (mesuré par le taux d’alphabétisation des adultes et le taux brut de sco­lar­i­sa­tion) ainsi que le PIB réel par habi­tant ajusté en par­ité de pou­voir d’achat. Son objec­tif est de fournir une vision plus réelle du niveau de développe­ment atteint.

IPCC = Inter­gov­ern­men­tal Panel on Cli­mate Change ou Groupe d’experts inter­gou­verne­men­tal sur l’évolution du climat.

K comme Kilo­tonne — Le kilo­tonne est l’unité ser­vant à mesurer la puis­sance d’une explo­sion. Un Kt = 1000 tonnes de TNT ou Trinitrotulène.

K comme KYOTO. Le pro­to­cole de Kyoto est seule­ment entré en vigueur en 2005, rat­i­fié par 175 Etats à l’issue de 7 années de négo­ci­a­tions. Il engage les sig­nataires à réduire leur émis­sion de gaz à effet de serre d’au moins 5 % d’ici 2012 par rap­port à leur niveau de 1990. Mais cette con­trainte de réduc­tion dis­paraît de fait avec l’accord de Copen­h­ague : chaque pays fera désor­mais ce qu’il voudra, avec une sim­ple infor­ma­tion tous les 2 ans, sans sanc­tions ni véri­fi­ca­tion internationale.

L comme Lanceur d’alerte : Un indi­vidu qui prend toutes sortes de risques pour lui et les siens en dénonçant publique­ment d’une façon ou d’une autre tout ce qui tend à met­tre en péril nos droits, dont le droit à un envi­ron­nement (sain) et à la sécu­rité. Dans un rap­port rendu pub­lic en 2008 et signé par Corinne Lep­age, l’information du pub­lic y est con­sid­érée comme un devoir, ce qui implique un «devoir d’alerte», accom­pa­gné de la créa­tion d’un «délit de réten­tion d’information quand le risque est avéré». Le rap­port sug­gère que la pro­tec­tion des lanceurs d’alerte s’inspire des dis­po­si­tions de la loi du 13 novem­bre 2007 rel­a­tive à la lutte con­tre la cor­rup­tion. Les Etats-​Unis, la Nouvelle-​Zélande, l’Australie et la Grande-​Bretagne ont déjà adopté des dis­po­si­tions pour pro­téger les lanceurs d’alerte. (cf. aussi veille citoyenne).

Loi de Mur­phy : loi de l’emmerdement max­i­mum …qui s’énonce ainsi : si une chose peut mal tourner, elle va infail­li­ble­ment mal tourner. Selon une autre ver­sion du même adage, s’il existe au moins deux façons de faire quelque chose et qu’au moins l’une peut entrainer une cata, il se trou­vera for­cé­ment quelqu’un quelque part pour emprunter cette voie. La «loi de la tar­tine beur­rée» énonce que la tar­tine tombe tou­jours du côté beurré.

M comme Malthu­sian­isme : Les préoc­cu­pa­tions natal­istes des hommes poli­tiques pren­nent alors une impor­tance con­sid­érable, con­fortée par l’action des défenseurs de la crois­sance démo­graphique (les repop­u­la­teurs), dont le leader est le Dr Jacques Bertillon. Celui-​ci fonde l’Alliance nationale pour l’accroissement de la pop­u­la­tion française en 1896. Ces mou­ve­ments pour l’ordre moral sont sous-​tendus par une idéolo­gie nation­al­iste (plus de sol­dats), par l’idée de la pro­tec­tion de la race (la crainte de l’immigration) et aussi par l’idée de paix sociale ; car plus les ouvri­ers font des enfants, moins ils revendi­queront par crainte de per­dre leur travail…

Mad­man The­ory ou la Théorie du Fou : scé­nario de l’administration U.S. pour con­va­in­cre les Nord-​Vietnamiens à négocier. Il s’agissait de faire croire aux adver­saires des Etats-​Unis que le prési­dent Richard Nixon, pathé­tique­ment hanté par le com­mu­nisme, avait un com­porte­ment com­plète­ment irra­tionnel et que sa poli­tique était de ce fait imprévis­i­bile. On a laissé courir des rumeurs selon lesquelles Nixon était prêt à tout, y com­pris appuyer «sur le bou­ton nucléaire».

Maires pour la Paix ou May­ors for Peace :

M…comme Mal­lette Nucléaire : C’est dans un attaché-​case, pesant une ving­taine de kilos, que se trou­vent con­cen­trés les moyens de trans­mis­sions pro­tégés pour déclencher le cas échéant une frappe nucléaire ; y com­pris le manuel qui détaille les procé­dures d’engagement à suivre. Cette mal­lette est con­fiée à l’aide de camp qui, lui, est censé suivre le chef de l’Etat comme son ombre. En théorie pure.

Méga­tonnes vers Mégawatts - Insti­tué en 1993 par l’Accord américano-​russe sur l’uranium haute­ment enrichi, le pro­gramme des méga­tonnes aux mégawatts aura trans­formé d’ici à la fin 2013, 500 tonnes d’uranium haute­ment enrichi (UHE) provenant d’ogives nucléaires russes en ura­nium faible­ment enrichi (UFE) util­is­able dans les réac­teurs com­mer­ci­aux américains.

Mina­mata Dis­ease : empoi­son­nement dû à des eaux con­t­a­m­inées par le plomb, en référence à la cat­a­stro­phe de la baie de Mina­mata au Japon, où, depuis les années 30 jusqu’en 1968, une entre­prise déversa du plomb en toute impunité dans la baie, ce qui causa des cen­taines de morts.

M comme MOAB ou Mas­sive Ord­nance Air Burst, surnommé dans le « milieu » la mère de toutes les bombes en rai­son de ses ini­tiales en anglais, « mother of all bombs». Cette muni­tion mas­sive à effet de souf­fle est un engin explosif de 9600 kg. Testée avec suc­cès en mars 2003, elle aurait un pou­voir de destruc­tion équiv­a­lent à un petit engin nucléaire. Elle dépasse en puis­sance la BLU-​82, surnom­mée «Daisy Cut­ter» — lit­térale­ment «faucheuse de mar­guerites» ou encore ton­deuse de pâquerettes — , asso­ciée à l’opération » Lib­erté immuable «, rebap­tisée «Endur­ing Free­dom» et qui a fait des prouesses au Viet­nam. La MOAB devrait donc lui suc­céder. Selon un porte-​parole de la base où elle a été testée, c’est une « arme psychologique ».

N comme Napalm — Acronyme désig­nant la sub­stance dérivée du naph­té­nate ou du palmi­tate d’aluminium qui sert à fab­ri­quer des armes incen­di­aires. Ayant tou­jours « la cote » sur les champs de bataille, on le dénomme aussi pudique­ment artillerie sélective.

Nau­tilus : dénom­mi­na­tion du pre­mier sous-​marin nucléaire de l’amiral Hyman Rickover

Nobel Alter­natif = the right Liveli­hood Award.

Non Vio­lence : capac­ité de dire «non» à la violence.

N = Nor deny, nor con­firm ; Expres­sion anglo-​saxonne qui se rap­proche du « ni-​ni » français. Con­traire­ment aux apparences, elle n’a rien à voir avec une stratégie amoureuse, mais avec la poli­tique déclam­a­toire de la US Navy qui refuse de dire si oui ou non ses bâti­ments ont des armes nucléaires à bord. Une rai­son pour laque­lle les États-​Unis refusent d’adhérer à la zone dénu­cléarisée de Pelind­aba et de l’Asie du Sud-​est. La dis­so­lu­tion de la coali­tion mil­i­taire ANZUS (Traité sur la sécu­rité mutuelle Australie-​Nouvelle-​Zélande-​États-​Unis) en août 1987 est due au refus néo-​zélandais d’accueillir dans ses ports le destroyer améri­cain Buchanan car la Nouvelle-​Zélande n’avait pas reçu l’assurance comme quoi ce navire ne trans­portait aucune arme nucléaire (à bord).

NIMBY : Not In My Back­Yard = mou­ve­ment né en Amérique du Nord dans les années 80. Lit­térale­ment «pas dans mon jardin», soit pas d’activités dan­gereuses ou pol­lu­antes près de chez moi et plutôt ailleurs. Les Nim­bies sont les par­ti­sans de l’attitude NIMBY.

O pour « oscuro » : Sig­ni­fie obscur en espag­nol et rap­pelle le nom d’un vil­lage à côté de la base aéri­enne d’Alamogordo, là où les Éta­suniens ont expéri­menté la pre­mière explo­sion du monde en juil­let 1945, juste avant Hiroshima.

Obser­va­toire de la pra­tique de la non-​violence : une struc­ture en chantier, conçue par l’association Jinov-​International

Occi­dent : comme dirait S. Hunt­ing­ton, l’Occident a vainvu le mon­nde non parce que ses idées, ses valeurs, sa reli­gion étaient supérieures aux autres, mais plutôt par sa supéri­or­ité à utiliser la vio­lence organ­isée. Les Occi­den­taux l’oublient sou­vent. Les Non-​occidentaux, jamais.

P comme Paix — Le mot « paix » dérive du latin pan­gere qui sig­ni­fie établir solide­ment, fixer, s’engager à, con­clure un pacte, planter, enfon­cer. Ce con­cept con­tient implicite­ment la notion de durée. La sta­bil­ité implique un équili­bre qu’il faut sans cesse main­tenir et rétablir puisque la paix est le résul­tat de la ren­con­tre d’éléments changeants qu’il faut doser et harmoniser.

P comme PAROS : L’expression qui cir­cule à la Con­férence du Désarme­ment (Genève) représente les acronymes pour « Pre­ven­tion of Arms Race in Outer Space » ou encore Préven­tion de la course aux arme­ments dans l’espace extra-​atmosphérique, une course que les États-​Unis ont l’intention de gag­ner en refu­sant de re-​négocier le Traité du 27 jan­vier 1967.

P comme principe de pré­cau­tion ou Pre­cau­tion­ary Prin­ci­ple, un principe qui s’inscrit dans le développe­ment durable mais non adapté à la guerre nucléaire et aux autres destruc­tions durables. Dif­fi­cile en effet si «est durable tout ce qu’on laisse dans un état iden­tique ou meilleur qu’au moment où on l’a décou­vert ou trouvé», comme le dit Hans Rudolf Her­ren du Mil­le­nium Insti­tute à Washington.

Prix Félix Houphouët-​Boigny. Récom­pense attribuée au siège de l’UNESCO à Paris à des per­son­nal­ités qui auraient con­tribué à faire avancer la paix dans le monde. En février 2013, ce prix fut attribué à François Hol­lande pour «sa haute con­tri­bu­tion à la paix et à la sta­bil­ité de l’Afrique».

P comme Pro­pre dans la « guerre pro­pre » : Le con­cept de la «guerre pro­pre» devrait aller de pair avec la haute tech­nolo­gie et la haute pré­ci­sion. Cette expres­sion util­isée depuis une ving­taine d’années décrit quelque chose qui n’existe pas, ni au pro­pre ni au fig­uré. La bombe à neu­trons est ainsi qual­i­fiée d»»arme pro­pre», élim­i­nant toute vie dans un périmètre donné sans y détru­ire l’environnement. Outre la Chine, les Etats-​Unis, la Russie et la France, pos­sè­dent la capac­ité de fab­ri­quer des bombes à neu­trons. Les Etats-​Unis avaient décidé en 1981 la con­struc­tion et le stock­age de cette arme. La France maîtrise le procédé de fab­ri­ca­tion depuis 1983.

P comme Pug­wash : Nom d’un vil­lage en Nouvelle-​Écosse, au Canada et non d’un héros de B.D. Il est devenu célèbre lorsque 22 sci­en­tifiques émi­nents — qui ont con­tribué à dif­férents titres à la mise au point des bombes nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki – se sont réu­nis en 1957. Pug­wash a pour orig­ine l’appel lancé par Bertrand Rus­sell le 23 décem­bre 1954 sur les ondes de la BBC, appel dont le titre était «L’Humanité est en péril». Cet appel aboutit au fameux «Man­i­feste Russell-​Einstein» lu par Rus­sell le 9 juil­let 1955 lors d’une con­férence de presse présidée par le Prof. Joseph Rotblat.

P comme post-​conflict assess­ment unithttp://​www​.our​planet​.com/​i​m​g​v​e​r​s​n​/​154​/​h​a​a​v​i​s​t​o​.​h​t​m​l

Principe de Peter : Dans toute hiérar­chie, expli­quait l’Américain Lau­rence Peter (19191990), toute per­sonne finit par attein­dre son niveau d’incompétence. De ce principe de Peter découlent deux corol­laires a) plus le temps passe, plus grande est la pro­por­tion de postes occupés par des incom­pé­tents; b), la charge de tra­vail des per­son­nes com­pé­tentes ne cesse de croître. Le livre de Peter coécrit avec Ray­mond Hull et paru en 1969, fut un suc­cès mon­dial. Pourquoi ? Selon Peter, si «tout va tou­jours mal» (sous-​titre de l’ouvrage de 1969), c’est parce que rien ne peut s’opposer à son implaca­ble logique.

Pub : Ce n’est que vers 1950 avec l’invention du mar­ket­ing et la nais­sance sub­séquente de la société de con­som­ma­tion, que l’Occident a pu libérer tout son poten­tiel créa­teur et destruc­teur. Trois ingré­di­ents sont néces­saires pour que la société de con­som­ma­tion puisse pour­suivre sa ronde dia­bolique : la pub­lic­ité, qui crée le désir de con­som­mer, le crédit, qui en donne les moyens, et l’obsolescence pro­gram­mée des pro­duits, qui en renou­velle la néces­sité. Trois ressorts de la société de crois­sance qui pour­raient s’avérer de véri­ta­bles pousse-​au-​crime. D’après un sondage réal­isé auprès des prési­dents des plus grandes firmes améri­caines, 90 % d’entre eux recon­nais­sent qu’il serait impos­si­ble de ven­dre un nou­veau pro­duit sans cam­pagne pub­lic­i­taire. De plus en plus, la demande ne porte plus sur des biens de grande util­ité, mais sur des biens de haute futil­ité. Au total, le bud­get pub­lic­i­taire pour l’ensemble du globe représente annuelle­ment plus de 500 milliards.

Principe pol­lueur payeur = PPP = pol­luter pays prin­ci­ple. Trois out­ils de poli­tique envi­ron­nemen­tale sont util­isés : la règle­men­ta­tion, les taxes et rede­vances (écologiques) et les per­mis négociables.

R comme Raro­tonga : traité de dénu­cléari­sa­tion du Paci­fique Sud

R comme Réseau de Lysøen ou réseau pour la sécu­rité humaine — Créé en mai 1998 à l’initiative con­jointe du Canada et de la Norvège, le Réseau de Lysøen compte aujourd’hui plus d’une douzaine d’États (Autriche, Chili, Grèce, Irlande, Jor­danie, Mali, Pays-​Bas, Slovénie, Thaï­lande, Suisse et l’Afrique du Sud au titre d’observateur. Le Réseau de Lysøen béné­fi­cie d’un sou­tien intel­lectuel grâce à l’existence d’un parte­nar­iat avec le Pro­gram on Human­i­tar­ian Pol­icy and Con­flict Research de Har­vard. Cette créa­tion doit beau­coup au min­istre cana­dien des Affaires étrangères entre 1996 et 2000, L. Axworthy.

R comme Rogue States : Le Rogue State se trouve là où les Etats-​Unis déci­dent qu’il se trouve. A ne pas con­fon­dre avec « Failed state » ou Etat sin­istré, Etat délin­ques­cent. Une direc­tive prési­den­tielle, la PDD60, autorise Wash­ing­ton à cibler les Etats «parias» ou Rogue States qui auraient un «accès poten­tiel aux armes nucléaires».

Sécuriser « le secteur » : Se dit d’un espace qui mérite d’être « net­toyé », en y met­tant le prix, y com­pris le prix du sang.

SAMU : Les inven­teurs de la SAMU ont été, pour la plu­part, des médecins qui venaient du monde mil­i­taire, entraînés «comme pour aller au front». Parmi leurs enne­mis, les médecins qui détes­tent l’urgence, qui nient l’urgence.

SEC­OIA: Acronyme pour Site d’Elimination des Charge­ments d’Objets Iden­ti­fiés Anciens​.Il s’agit d’un pro­gramme lancé en 2002 pour se débar­rasser et détru­ire des muni­tions chim­iques datant de la Pre­mière Guerre mon­di­ale. D’un coût estimé à 100 mil­lions d’euros, la con­struc­tion de l’usine de destruc­tion finale­ment con­fiée à la firme Astrium (fil­iale de Air­bus) a débuté au sec­ond trimestre 2013 sur le camp mil­i­taire de Mailly. Elle devrait être opéra­tionnelle en 2016.

S comme Sécu­rité Com­mune : un con­cept développé dans les années de guerre froide par le pre­mier min­istre Sué­dois Olof Palme. Aujourd’hui, on n’en parle plus. Le site inter­net «secu­rité com​mune​.com» qui a zappé l’Histoire, four­nit des con­signes pour les com­munes en matière de préven­tion des risques.

S comme Sécu­rité humaine: selon Tay­lor Owen, chercheur au Cen­tre for the Study of Civil War, cette sécu­rité con­siste à «pro­téger l’essentiel vital de tout être humain con­tre les men­aces les plus graves et les plus répan­dues qu’elles soient écologiques, économiques, ali­men­taires, sani­aires, per­son­nelle ou poli­tique». La for­mu­la­tion trouve son orig­ine offi­cielle dans le Rap­port 1994 sur le développe­ment humain du Pro­gramme des Nations Unies pour le développe­ment, le PNUD. Le con­cept est ensuite repris par cer­tains États, lesquels s’organisent pour la pro­mou­voir et assurer son développe­ment via le Réseau de Lysøen. (cf. Réseau). Aujourd’hui, le con­cept ne fait plus recette…

S comme STERN. Le rap­port «Stern» sur l’évaluation économique du change­ment cli­ma­tique affirme que l’inaction coûtera très cher en 2100. Si rien n’est fait, le réchauf­fe­ment cli­ma­tique coûterait alors 5.500 mil­liards d’Euros, soit plus que les guer­res mon­di­ales et le réces­sion des années 30 réunies.

Sécu­rité ali­men­taire : un prob­lème majeur qui , pour les pays riches (sic) con­cerne la qual­ité et la traça­bil­ité des ali­ments (food safety) alors que, dans les pays les plus pau­vres (PMA), elle est com­prise comme la garantie d’un appro­vi­sion­nement suff­isant en nour­ri­t­ure (food secu­rity).

S comme Sécu­rité Sociale : En décem­bre 1942, William Bev­eridge pro­duisit un rap­port : la Sécu­rité sociale et ses ser­vices. C’est con­sid­éré comme l’ouvrage fon­da­teur de l’Etat-providence, même si l’expression «Wel­fare State» n’y est pas men­tion­née une seule fois. Bev­eridge iden­ti­fie «les cinq géants» à ter­rasser : Pau­vreté, Mal­adie, Igno­rance, Insalubrité, Chô­mage. Il pro­pose de financer la pro­tec­tion sociale par des coti­sa­tions sur salaire. Plusieurs pays européens, dont la France, s’en inspireront pour met­tre en place leur Sécu­rité sociale.

S comme Sélec­tif : se dit d’un bom­barde­ment ; Syn­onyme de « chirurgical ».

S comme SIPRI : le Stock­holm Inter­na­tional Peace Research Insti­tute est créé en 1966 grâce à Alva Reimer Myrdal, Prix Nobel de la paix 1982.

S comme Smok­ing Gun : Ter­mi­nolo­gie, chère aux inspecteurs de l’AIEA, basée sur le principe qu’il n’y a pas de fumée sans feu, donc sans feu nucléaire.…Exemple : on a longtemps cher­ché « un smok­ing gun » en Irak…

Stress :

S comme Sweet and Flow­ers — C’est ainsi que l’armée US rêvait d’être accueil­lie par la pop­u­la­tion iraki­enne lors de sa marche sur Bagdad.

T comme Taux d’attrition = taux d’échec en mar­ket­ing ou par exem­ple taux d’accidents dans le trans­port aérien.

T comme TNT – Rien à voir avec la Télévi­sion Numérique Ter­restre. C’est le diminu­tif de Trini­tro­tulène, (cf. Kilotonnes).

Théos­tratégie : con­cept qui devien­dra bien­tôt à la monde puisqu’il cherche l’articulation entre la stratégie et la théolo­gie. A force de «sanc­tu­ariser», de déi­fier et sacraliser les sys­tèmes d’armes dont les mis­siles (quitte à ten­ter de bap­tiser «Cor­pus Christi» l’un des sous-​marins nucléiares améri­cains), dif­fi­cile de ne pas faire de rapprochements.

Tox­i­c­ité : se dit aussi pour des pol­lu­tions mentales.

T comme dans « Traiter des objec­tifs ». Mot abstrait, très neu­tre. On « traite » des sol­dats, des sites stratégiques comme on traite un prob­lème indus­triel, un prob­lème tech­nique. Cela ren­voie à une idée de manip­u­la­tion sub­tile qui vise à obtenir un résul­tat tech­nique satisfaisant.

Trans­parence : for­mule mag­ique qui inclu­rait au pas­sage la capac­ité d’un Etat à économiser une par­tie de la vérité pour ne pas affoler les populations.

T comme Tri­ade : for­mule théos­tratégique qui rap­pelle que les Etats nucléaires préfèrent dis­poser d’une com­posante ter­restre, aéri­enne et navale. La France a com­mencé par une com­posante aéri­enne, qu’elle a main­tenu après avoir aban­donné sa com­posante ter­restre. Le Royaume-​Uni ne dis­pose plus que d’une com­posante navale.

T comme tsunami . Du japon­ais tsu : port et nami : vague, C’est éty­mologique­ment une vague arrivant dans un port. Cette vague peut-​être due à un trem­ble­ment de terre ou tout autre événe­ment pou­vant y être asso­cié : sub­duc­tion de plaques sous-​marines, glisse­ments de ter­rains, érup­tion vol­canique sous-​marine, mou­ve­ment de très grande masse se déver­sant dans la mer (débris vol­caniques), chute d’un météorite ou explo­sion nucléaire. Sur cette dernière orig­ine, voir l’essai nucléaire français dans la zone de l’atoll de Moru­rua, du 25 juil­let 1979 et les obser­va­tions de l’observatoire séis­mologique de Rarotonga.

U comme Ura­nium appau­vri. Le mot « appau­vri » est là pour min­imiser ses dan­gers car l’uranium a une demi-​vie de dizaines de mil­liers d’années. Les vétérans de la guerre du Golfe peu­vent témoigner que les rayons alpha ne sont pas aussi inof­fen­sifs qu’on veut bien le faire croire. En février 2001, l’Organisation Mon­di­ale de la Santé (OMS) lance un appel spé­cial pour récolter près de 2 mil­lions de dol­lars en vue d’évaluer les effets sur la santé de l’uranium appau­vri, présent dans les muni­tions util­isées pen­dant la guerre du Golfe et les con­flits des Balkans. Une éval­u­a­tion qui est restée let­tre morte. Autre nom util­isé : tueur de chars.

UNOOSA = United Nations Office for Outer Space Affairs ou agence onusi­enne chargée de pro­mou­voir la coopéra­tion inter­na­tionale dans l’utilisation de l’Espace.

Veille citoyenne — L’idée d’une Haute autorité de l’expertise et de l’alerte a été évo­quée par la Fon­da­tion Sci­ences citoyennes et le réseau Etal lors du Grenelle de l’environnement. Cette Haute autorité pour­rait définir le statut de l’expert et les modal­ités de l’expertise sur plusieurs plans.

Vitesse. Le temps écologique du long terme et le temps social du court-​termisme se téle­scopent. Par inca­pac­ité de se pro­jeter dans le futur, les élites poli­tiques ont ten­dance à flat­ter ceux qui don­nent la préférence au présent. Georgescu-​Roegen pen­sait qu’il ne faut pas tomber dans le piège « se raser plus vite afin d’avoir plus de temps pour tra­vailler à un appareil qui rase plus vite encore ». Paul Vir­ilio fait le lien entre vitesse et violence.

W comme World­Watch Insti­tute : Fondé en 1974, le World­watch Insti­tute, situé à Wash­ing­ton (D.C.), est créé par Lester R. Brown pour dif­fuser dans le monde une analyse pluridis­ci­plinaire de la crise écologique plané­taire. La mieux con­nue de ses pub­li­ca­tions, traduite en plus de trente langues à ce jour, est le rap­port annuel State of the World. En quelque sorte un bilan de santé de la Terre. Dans le rap­port annuel, (site français de 2005), on peut y lire que les États/​territoires qui déti­en­nent des matières pre­mières (ura­nium) ou autres min­erais stratégiques, ou pier­res pré­cieuses (dia­mants) risquent qua­tre fois plus que d’autres de faire les frais d’un con­flit armé dans les années qui vien­nent. dans les con­flits à venir. L’exploitation et (puis) le com­merce des matières pre­mières joueraient un rôle dans env­i­ron un quart (¼) des 50 guer­res et con­flits armés.

Y comme Ypres. «If any questoin why we died, Tell them because our fathers lied», tel fut le mes­sage de R. Kipling, le poète nation­al­iste qui perdit son fils unique dans la bataille de Loos en 1915. Il se dit alors l’interprète de mil­lions de sol­dats qui ont péri comme son fils.

Z comme Zéro mort : Ce con­cept flirte avec la guerre hol­ly­woo­d­i­enne qui parle aussi de zéro stock, «zéro délai » , « zéro défaut », et bien sûr « zéro perte » du côté des com­bat­tants de son pro­pre camp. Normes mil­i­taires ? Il s’agit plutôt de normes poli­tiques en rai­son de l’intolérance des élites poli­tiques à sup­porter les body bags. Cela rejoint les intérêts d’un com­plexe qui préfère recourir à/​investir dans la tech­nolo­gie sans com­bat­tants. Ce con­cept va de pair avec celui des guer­res pro­pres, des guer­res qui s’appliquent unique­ment sur les théâtres d’opération virtuels.

Zéro comme « point zéro » ou « Ground Zero » : c’est le point de la sur­face de la Terre où une arme nucléaire explose; dans le cas d’explosion aéri­enne, c’est celui qui se trouve directe­ment à la ver­ti­cale; par exten­sion ou métaphore, c’est le site de l’accident des Twin Tow­ers à New York suite au crash d’avions le 11 sep­tem­bre 2001.

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