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Géopoli­tique et développe­ment durable

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au moins 21 raisons de le parcourir

    1. Athena, déesse de la Guerre et de la Sagesse, pro­tec­trice de la Cité, de la vie civil­isée, de l’artisanat et de l’agriculture, n’aimait pas les batailles. Elle préférait met­tre fin aux querelles par des moyens pacifiques.
    2. Son ani­mal con­sacré est la chou­ette, qui sym­bol­ise (à mes yeux) le lanceur d’alerte. Les lanceurs d’alerte trou­vent aussi un écho, voire des relais auprès d’instituts indépen­dants, comme l’Inter­na­tional Net­work of Engi­neers and Sci­en­tists for Global Respon­s­abil­ity (INES), mobil­isé en faveur du déman­tèle­ment des armes nucléaires.
    3. La guerre exerce une action intrin­sèque­ment destruc­trice sur le développe­ment durable, comme le rap­pelle la Charte de Rio dans son principe 24.
    4. Selon le principe 25 de cette même Charte de Rio, la paix, le développe­ment et la pro­tec­tion de l’environnement sont inter­dépen­dants et indissociables.
    5. Le chapitre 11 du rap­port de la Com­mis­sion mon­di­ale sur l’environnement et le développe­ment («Notre Avenir à Tous» ou rap­port Brundt­land) qui traite de paix, sécu­rité, développe­ment et envi­ron­nement mérite d’être pris en compte, développé et enseigné.
    6. Tra­quer le monde des armes et ten­dre vers le paci­fisme n’est pas incom­pat­i­ble. Pas plus incom­pat­i­ble que de fréquenter les malades lorsqu’on est médecin.
    7. La polé­molo­gie va de pair avec la peace research ou l’irénologie.
    8. Selon l’idée du mod­èle socié­tal qu’on veut pro­mou­voir, on penche vers telle ou telle option (s) en matière de défense et de sécu­rité. De quoi ali­menter la réflex­ion du polémologue.
    9. Ten­ter de com­pren­dre pourquoi un citoyen des Etats-​Unis peut être amené à con­sid­érer que le Pen­tagone représente la plus grande men­ace à sa pro­pre sécu­rité. Une autre réflex­ion qui inspire la polémologie.
    10. Garder à l’esprit (enrichi à souhait) que le nucléaire n’est pas seule­ment une arme, pas seule­ment un outil, ni la résul­tante de quelques matières fis­siles ; c’est d’abord une manière de penser. Une con­cep­tion du monde.
    11. S’ils sont nom­breux à croire que le pou­voir est au bout de l’atome, qu’un kit du style « do it your­self pour l’auto-destruction » est néces­saire pour accéder à la « moder­nité », une quin­zaine d’Etats ont renoncé à leur aven­ture nucléaire militaire.
    12. Les mil­i­taires sont par­fois lucides et leur parole mérite d’êre relayée. A la fin de son man­dat, le prési­dent Eisen­hower fit observer que «chaque canon fab­riqué, chaque navire de guerre mis à flot, chaque fusée lancée représernte, en dernière analyse, un vol com­mis au préju­dice de ceux qui ont faim et ne sont pas nour­ris, de ceux qui ont froid et ne sont pas vêtus».
    13. Mon chiffre fétiche est le 13 : C’est d’ailleurs au chapitre 13 du Petit Prince qu’on peut lire sa ren­con­tre et son dia­logue avec le busi­ness­mann. « Et que fais-​tu de ces cent cinquante mil­lions d’étoiles ? » Tou­jours utile pour com­pren­dre la logique de ceux qui sont prêts à inve­stir des mil­liards dans des gad­gets qui les dépassent.
    14. L’auteur de la célèbre phrase « Celui qui croit qu’une crois­sance expo­nen­tielle peut con­tin­uer indéfin­i­ment dans un monde fini est soit un fou, soit un écon­o­miste» est Ken­neth (Ewert) Bould­ing (19101993). Cet écon­o­miste et poli­to­logue anglo-​américain (quaker), cité par les écol­o­gistes, fait paraître dès 1962 un ouvrage en rela­tion avec la polé­molo­gie. Il peut être con­sid­éré comme l’un des «pères de cette recherche»1, selon l’expression et le juge­ment d’Ivo Rens, le fon­da­teur du GIPRI à Genève.
    15. Se préoc­cu­per de « sécu­rité écologique », c’est aussi éval­uer l’impact envi­ron­nemen­tal des sys­tèmes d’armes, de la mil­i­tari­sa­tion de l’économie et des opéra­tions menées par les forces armées en «temps de paix» comme en temps de guerre.
    16. Se préoc­cu­per de «sécu­rité écologique», c’est aussi éval­uer l’impact de l’accaparement des sous-​sols pour en extraire les min­erais stratégiques ; sachant que la fab­ri­ca­tion de chaque avion de com­bat améri­cain, par exem­ple, néces­site plus d’une demi-​tonne de cobalt (de RDC ?). Extor­sion et détourne­ment de richesses dans le cadre de la répar­ti­tion iné­gale de la men­ace de mort …
    17. Les enjeux du Développe­ment Durable sont des enjeux de guerre et de paix, même si le Pro­to­cole de Kyoto a fait l’impasse sur les activ­ités militaires.
    18. Faire con­naître et ranimer ou actu­aliser la con­ven­tion ENMOD s’impose, n’en déplaise à «l’exception française». La journée inter­na­tionale de l’interdiction d’utiliser l’environnement à des fins mil­i­taires, le 6 novem­bre, est moins con­nue que le 8 mars, moins célébrée que le 1er mai, mais elle existe.
    19. Pren­dre en compte la crise que vit l’institution mil­i­taire. Ceux qui l’applaudissent oublient que les moyens mis en oeu­vre doivent être pro­por­tion­nels aux périls à com­bat­tre ; et que les retombées du recours aux armes, les dégâts occa­sion­nés ne doivent pas être supérieurs à ceux que l’on veut ou pré­tend éviter.
    20. « Signer des traités de paix n’aura plus grand sens quand toutes les ter­res émergées seront déser­tiques et les océans stériles » écrivit l’ancien directeur général de l’UNESCO Fed­erico Mayor.
    21. La pro­liféra­tion est un mot qui n’existait pas dans les années 50 et 60. On par­lait alors de «dis­sémi­na­tion des armes atom­iques». Aujourd’hui, on pointe du doigt des Etats «pro­liférants». De quoi vite sor­tir un dic­tio­n­naire des idées qui pol­lu­ent le monde (cf. lexique).

P.S. — This Eng­lish web­page is under devel­op­ment, and we hope to have a more updated ver­sion soon.


1 Cf. La recherche de la paix et son dou­ble, Genève 2002